Maintenir l'habitabilité de nos territoires
Dans cette page, je vous présente différentes techniques qui ont fait leur preuve pour préserver le jardin et permettre l'implantation des jeunes plants dans en contexte hostile.
Il est essentiel que je précise ici que ces solutions pratiques de terrain ne doivent en rien laisser penser que nous pouvons nous contenter d'initiatives individuelles isolées pour faire face à la menace de l'inhabitabilité croissante de nos territoires.
C'est pourquoi, en amont de la présentation de ces outils somme toute bien anecdotiques (mais utiles) face au changement de régime climatique, je développe les enjeux auxquelles seules peuvent répondre des dynamiques collectives. Le territoire français est particulièrement exposé aux dérèglements climatiques, l'enjeu est qu'il reste habitable dans les décennies à venir.
Failles de rétractation dans mon jardin
Pour des mesures urgentes de préservation de l'habitabilité de nos territoires.
L'année 2026 nous apporte la preuve définitive de l'état de vulnérabilité de nos écosystèmes. Sous les inondations, dans les incendies, ou la désertification, nous voyons nos paysages basculer.
Plus le temps passe, plus il sera difficile de les régénérer voire seulement de les maintenir.
Or les écosystèmes fonctionnels sont une condition absolue de l'habitabilité de la Terre pour la vie, a fortiori humaine.
Il est terrible de devoir écrire que la surmortalité et les souffrances humaines causées par les trois vagues de canicule de 2026 n'en sont que les moindre méfaits. C'est pourtant le cas.
L'impact sur les cycles de l'eau, la vie du sol, les productions nourricières, la biodiversité fonctionnelle (dont celle présente dans notre corps), les paysages et leurs écosystèmes - tous ces impacts sont hélas bien plus graves. Il compromettent directement le maintien de sociétés humaines entières à moyen terme.
Soyons clairs : le maintien d'écosystèmes fonctionnels et habitables est une priorité absolue. Elle conditionne toutes les autres.
Il n'y a pas lieu de préserver certains secteurs d'emploi s'il n'y a plus de société humaine. Il n'y a pas lieu de maintenir à tout prix un modèle économique de croissance s'il n'y a plus de société humaine. Il n'y a pas lieu de s'accrocher à la révolution technologique de l'IA s'il n'y a plus de société humaine.
Les Écosystèmes fonctionnels sont les premiers garants de l'habitabilité du monde - et en l’occurrence de l'habitabilité de la France, particulièrement exposée - ainsi que de l'existence et de l'épanouissement de nos sociétés.
Leur érosion massive, dont ces vagues de canicules sont à la fois un effet et une nouvelle cause, nous vulnérabilise drastiquement en ce qu'elle détériore les paramètres essentiels à notre survie.
Tels que la disponibilité en eau, le tamponnage des températures dans les tolérances physiologiques, le fonctionnement de la vie microbienne conditionnant notre santé, les processus écologiques permettant et assurant les productions vivrières dont nous dépendons.
Il serait interminable d'en faire toute la liste...
La destruction des écosystèmes dont nous faisons partie est une menace absolue en ce qu'elle nous vulnérabilise sur toutes les facettes de notre vie simultanément.
Un travail de bricolage anodin en extérieur peut s'avérer un danger s'il est cause d'insolation et même mortel si l'on est reçu dans des services d'urgences débordés où il fait 40°.
Cela s'appelle les co-vulnérabilités, c'est là le danger véritable.
Ce peut être une coupure de courant quand le besoin en climatisation est le plus prégnant, et qui s'ajoute à un état de faiblesse installée et de déprime faisant chuter les chances de survie.
Notre extrême fragilité réside dans ces co-vulnérabilités, que nos sociétés sont incapables de gérer. Pour cause, ces co-vulnérabilités illustrent en empreinte la quantité incommensurable de fonctions vitales assurées par les écosystèmes vivants, ainsi que leurs interdépendances complexes. Ils produisent et reproduisent chaque jour les conditions d'habitabilité de nos milieux de vie, pour nous-même humains comme pour l'ensemble des vivants.
Les processus écologiques, résultat de millions d'années d'évolution, assurent des fonctions insubstituables (B. Morizot) dont notre survie dépend.
Assurer les conditions fondamentales de notre survie par la préservation et la régénération des écosystèmes fonctionnels est le devoir et la responsabilité de toutes les institutions de notre pays.
Puisque celles-ci font défaut au point de se rendre complices du plus grand crime contre l'humanité et contre la biosphère jamais envisagé, il nous incombe à toutes et tous de faire basculer ce sujet vital de la sphère privé vers la sphère publique.
Sollicitons massivement des actions ambitieuses, concrètes et immédiates auprès de tous les acteurs publics, institutions et collectivités.
Je ne développe pas ici l'évidence de la nécessité de cesser de contribuer activement à la destruction.
A nous encore de nous auto-organiser dans l'action créative et collective. Saisissons-nous de la responsabilité de la préservation et de la régénération des écosystèmes que nous habitons. Portons soin aux processus écologiques et à la biodiversité qui en assure les fonctions.
L'échelle de quelques centaines d'hectares est significative pour maintenir des micro-climats résilients dans un contexte de désertification. Allons-y.
Et allons plus loin que la survie, pour la vie épanouie, pleine de ses possibles.
Ne restons pas tristes et impuissants. Il y a au contraire tant à faire.
Redevenons les co-acteurs et co-bénéficiaires de notre beauté habitée.
Baptiste Morizot & Laurent Neyret, Liberté, dignité, Habitabilité
Valérie Masson-Delmotte, Face au changement climatique
Marc-André Selosse, De la Biodiversité comme un humanisme
Emma Haziza (conférences)
Baptiste Morizot & Suzanne Husky, Rendre l’Eau à la Terre
Yamina Saheb, Manifeste de la sobriété
Atécopol : Greenwashing : manuel pour dépolluer le débat public
Fukuoka Masanobu, Semer dans le désert
Didier Helmstetter & J. Revenu, Dans le sens du vivant
Ananda Fitzsimmions, Réhydrater la Terre
Marc Khanne, Cultiver la pluie (film)
Josh Tickell, Kiss the Ground (film)
Robin Wall Kimmerer, Tresser les herbes sacrées
Philippe Descola & Alessandro Pignocci, Ethnographies des mondes à venir
GIEC, Rapport de Synthèse 2023
Eté 2026 : Aménagements pour faire face
Le podcast vise également à partager les outils et les expériences permettant la régénération en condition extrême.
C'est une façon pour moi de participer à l'effort collectif de recherche, expérimentation et transmission autour de la préservation de la vie - y compris humaine - par le maintien de l'habitabilité des milieux. Si vous le pouvez, merci de soutenir ce travail que je fais gratuitement via ma page tipeee ↗.
La seule option viable que je connaisse après des années de travail et de documentation sur le sujet, c'est l'accompagnement de la régénération des milieux par les processus vivants eux-même.
Ce que je montre ici ne s'y substitue pas, mais propose des solutions de secours le temps que le système s'implante et que les effets de micro-climats s'installent.
Ch 1 : Effets Systèmes
Ce sont toutes dynamiques de régénérations qui produisent les effets systémiques : tamponnage des températures, effet brise-vent, ombrage "climatisant", conservation de l'humidité, "production" d'eau par condensation, maintien du sol superficiel frais et vivant...
Je ne développe pas l'ensemble de ces savoirs-faire ici, car c'est bien trop vaste, et surtout, c'est un travail dans l'anticipation - dans l'organisation, le design, l'implantation du jardin.
C'est l'objet des formations que moi-même et d'autres assurons (voir onglet formation↗ et onglet écosystème↗) mais aussi l'objet du podcast régénératif (onglet podcast↗) ou de l'accompagnement que je propose en jardin régénératif (onglet conseil↗).
Je rappelle seulement ici que ces effets systèmes sont notre priorité n° 1.
Ce sont eux qui feront la résilience de la ferme ou du jardin, et maintiendront un micro-climat habitable dans un contexte d'évènements extrêmes.
Tout le reste n'est que palliatif et gestion de crise... mais parfois, c'est nécessaire !
Abricotier et ses plantes compagnes
Ch 2 : de l'ombre
🗸 Protéger le Sol
Nous ne le voyons pas, mais le sol est le premier à pâtir de la chaleur. Au delà de 35° à 40°, la vie du sol superficiel meurt. C'est le point de départ de réactions en chaînes qui vulnérabilise tout notre système.
Rappelons-le : au soleil, le sol se réchauffe bien plus vite que l'air ambiant. Quand il fait 30° à l'ombre, le sol a déjà atteint sa température limite pour la vie superficielle.
Les plantes compagnes sont là pour assurer une couverture dense et haute, qui tamponne les températures et protège ainsi le sol.
Si elles font défaut, ou qu'elles ne suffisent plus (en montant en fleur, en se déshydratant, ou séchant sur pied) le sol est exposé.
Parfois ce n'est pas au pied des arbres mais en prairie herbeuse que le sol se dénude.
Pour faire face, il nous faut une réserve de foin, de paille, ou de prairie haute à tondre pour le protéger d'une couche épaisse.
🗸 Eviter les brûlures
Que ce soit en friche, dans les jardins d'ornement ou les jardins productifs, nous observons beaucoup de feuilles brûlées.
Ce n'est pas nécessairement corrélé à un manque d'eau : ce sont bien des brûlures. Dès que vous en voyez les premier symptômes, ombragez artificiellement les plants. Tout est bon : cagette, draps, cannis, filet d'ombrage, dosses...
Ces brûlures indiquent plusieurs choses.
Vraisemblablement, d'abord, que la plante n'est pas dans sa strate d'ensoleillement idéal. Il faudra donc planter des arbres d'ombrages au dessus.
Elles indiquent parfois que la plante est vulnérable (santé faible) ou en manque d'eau (mais pas nécessairement).
Les brûlures sont favorisées par les hautes températures. En plus de l'effet de cuisson en température basse, la plante est face à un autre dilemme : cesser la photosynthèse pour conserver l'eau (fermer ses stomates).
Or la photosynthèse a un effet réfrigérant, puisqu'elle consomme une part de l'énergie calorique du soleil dans la réaction chimique de la photosynthèse - cette part là ne chauffe donc pas. Le processus de photosynthèse à l'arrêt, c'est l'effet domino, la température à la surface de la feuille augmente considérablement et contribue à la brûler.
Dans mon jardin, les premiers plants que j'ai protégé en urgence sont les plus jeunes : plantés seulement au cours de l'hiver dernier, ils sont particulièrement vulnérables.
Pour tous les ombrager, j'ai simplement utilisé les gaines de protection contre le gibier. Elle font 1.20m de haut : je les ai repliées sur elle-même pour les doubler de sorte qu'elles fassent plus d'ombre au jeune plant.
Certes, on dirait une plantation de plastique, et ça n'a rien de fantastique.
Mais dans l'urgence, c'est étonnamment efficace. Plus de symptômes de brûlures.
Même le petit asiminier ci-dessous, très sensible aux brûlures, et très restreint sur l'eau qu'il affectionne particulièrement, se porte à merveille grâce à la forte protection solaire apportée par le foin et la gaine doublée.
🗸 Permettre l'implantation des jeunes plantes
La précocité des canicules est une des nouvelles difficultés que nous rencontrons. Elles sont particulièrement redoutables car elles arrivent à un moment où les plantes ne sont pas prêtes : en pleine implantation racinaire et en pleine croissance.
On les voit tout stopper et rester nanifiées, tenter de monter en fleur alors qu'elles sont toutes petites, ou sécher et dépérir.
Notons bien : peu importe la quantité d'eau que nous leur donnerons, ça ne résoudra rien.
Le paramètre sur lequel il faut jouer, c'est la baisse des températures foliaires et racinaires et la diminution de l'agression UV.
Il suffit par exemple de leur mettre une cagette sur la tête et de pailler généreusement. Dans ces conditions, elle pourra se développer (lentement) avec peu d'eau. Par exemple chez moi 500mL tous les jours, puis tous les 2 jours, puis une fois par semaine : on diminue au fur et à mesure qu'elle déploie son système racinaire.
Attention, je parle là d'implantation, en avril - mai ! Entendons quant au fait qu'il est trop tard pour implanter en juin, a fortiori en juillet. Les besoins en eau seraient démultipliés.
Conclusion : à l'avenir, il sera judicieux de planter (les vivaces) à l'automne plutôt qu'au printemps, de sorte qu'elles aient des mois d'avance d'enracinement sur la saison chaude.
Amandier et ses compagnes. Les blettes, plus fragiles, sont déjà protégées.
Ch 3 : de la fraîcheur et de l'humidité
🗸 Limiter l'évaporation du sol & optimiser l'arrosage
Le sol se déshydrate plus ou moins lentement par évaporation au cours des chaleurs. Nous devons alors irriguer.
(pour rappel, les effets "systèmes" mentionnés au Ch.1 sont ceux qui permettent de réduire le besoin d'irriguation a minima)
Une très grande partie de l'eau d'arrosage est en réalité perdue et ne profite pas aux plantes. (en gros 70%, voire plus)
> par entropie : le sol est plus chaud que l'eau et la rejette vers l'atmosphère
> par ruissellement : le sol est trop sec pour boire et l'eau passe sans hydrater
> par évaporation accélérée sous l'effet du vent (on en reparle plus bas)
> par perte dans les failles de rétractation (idem)
Des petits réflexes tout simples permettent de diviser par 5 à 10 les besoins des plantes en eau. ( ! à condition qu'elles soient ombragées, Ch. 2 ! )
Un paillage très épais (30 à 60 cm) agit sur tout ces facteurs.
Ci-contre le paillage en cheminée optimise l'arrosage, de beaucoup.
Un prunier greffé (à gauche) dans ses coplantations et son nid.
🗸 Éviter le vent qui dessèche
Le vent, comme l'ensoleillement direct, est un facteur majeur de dessication.
Simple : 40°, sec et ventilé... ce sont exactement les conditions d'un séchoir à végétaux, n'est-ce pas.
De plus, la stratégie de paillage massif (ou cheminée) montrée ci-dessus est délicate quand on a un disque de plantes compagnes existant, mais insuffisant - elles ont perdu en volume en se désséchant, et en montant en fleur.
Voici une stratégie qui fait de l'ombre, du paillage, et soulève la lame de vent pour protéger un disque entier de plantes compagnes en conditions extrèmes.
Ci-contre, le disque de coplantation vu depuis le SUD-OUEST
C'est le côté venteux, ensoleillé, hostile.
On dirait que tout est entièrement couvert.
Le même disque de coplantation,
vu du NORD-EST
Tout le disque reçoit la lumière une partie de la journée (le matin), peut faire de la photosynthèse, protéger le sol et grandir.
Il est protégé du vent séchant par la masse de foin qui rehausse la lame de vent et ainsi les protège.
Elle fait également de l'ombre l'après-midi.
Le foin n'étouffe pas la coplantation grâce aux cagettes qui reçoivent la couverture de foin, en faisant une sorte de cabane pour les plants.
🗸 Agir au bon moment
La couverture du sol est la plus efficace quand le sol est humide. Une fois déjà sec, le paillage maintien l'état de dessication existant. Son seul bénéfice est alors de mieux valoriser les arrosages.
Inversement, s'il pleut, le paillage boira l'eau et limitera sa pénétration dans le sol... A moins qu'il ne pleuve beaucoup.
Globalement, c'est le fait d'agir tôt qui fait l'efficacité de ce qu'on met en place :
> Arroser dès les premiers signes de faiblesse de la place. N'attendez pas que la plante soit fanée : elle commence à souffrir du manque d'eau bien avant que nous puissions le détecter.
> Protéger du soleil dès les premiers symptômes de brûlures. Les feuilles se dessèchent très vite et il n'y a bientôt plus rien à protéger... le but des protections solaires est de permettre à la plante de continuer à faire de la photosynthèse autant que possible, et donc d'être verte...
> Couvrir le sol dès qu'il commence à être exposé. Idéalement, les plantes compagnes assurent ce rôle. Dès qu'elles faiblissent, ou si elle font défaut, il faut trouver un substitut (broyat, foin, paille...) pour isoler le sol de l'air ambiant.
Agir au bon moment permet de faire des économies considérables d'eau, en conservant l'eau dans le sol et dans les plantes.
🗸 Minimiser les dégâts des failles de rétractation
Les failles sont dûes à la rétraction des argiles qui perdent énormément de volume en évaporant l'eau qu'elles stockaient.
Dans nos jardins, elles peuvent être favorisées par les galeries des campagnols. C'est un double problème : les campagnols appréciant les racines des jeunes plants, les failles se creusent alors juste au pied de nos arbres et plants.
L'air chaud pénètre alors dans le sol et favorise la dessication des racines.
Dans ces cas problématiques, j'agis en comblant les cavités de sorte à refaire du sol le milieu protégé qu'il est censé être.
En l'occurrence, j'ai utilisé un mélange de composte et de terre, que j'ai pu réhydrater ensuite. Et j'ai paillé le tout.
Par chance, j'avais de la terre à disposition. Mais d'autres solutions fonctionnent : carton déchiré en petits morceaux et réhydraté dans une brouette, mélangé ou non à de la bouse de vache...
Ou même le composte directement sorti de la cuisine, bien frais et aqueux.
____ PAGE EN COURS DE REDACTION (merci de votre patience)
Ch 4 : du vert
Arbitrer finement la suppression des floraisons
Accepter les stratégies de survie des arbres (drageon)
Répondre aux premiers symptomes de besoins (embolie/ombrage)
Ch 5 : prendre soin de la faune sauvage
Les végétaux exposés au feu du soleil ne peuvent se déplacer et doivent l'endurer... mais la faune sauvage est elle aussi très exposée.
Les oiseaux, très vulnérables, sont amenés à des choix insolubles : tenter de rester protégé du soleil et se déshydrater, ou s'exposer aux risques pour trouver eau et nourriture.
Les petits points d'eau régulièrement remplis serviront aussi aux reptiles, aux batraciens et aux insectes pourvu qu'un branche ou une rampe permette d'en sortir - les animaux comme les humains meurent plus de noyade par temps de canicule, prenant plus de risques pour accéder à l'eau.
Ces points d'eau doivent donc prendre place dans des endroits où la biodiversité est plus présente et moins exposée aux conditions hostiles.
Attention, un point d'eau au sol peut devenir un piège mortel pour les oiseaux : les chats prennent ces lieux fréquentés comme affûts de chasse. On peut se référer aux conseils de la LPO.
Ces petits points d'eau séchant rapidement en période chaude, ils ne permettront pas aux moustiques de se reproduire. Surveillez les larves quand vous les remplissez. Pour ma part je n'en ai pas vu.
Le niveau de la mare a fortement baissé. A ce niveau les pentes sont plus abruptes : l'installation de la rampe facilite l'accès à l'eau pour la petite faune, jusqu'aux insectes.
Ch 6 : anticiper l'automne
Venir immédiatement en soutien aux zones "désertiques"
Recenser tout ce qui fonctionne / ne fonctionne pas
Identifier les besoins en ombrage = plantes écosystèmes
Préparer par ajout de biomasse les zones de plantations
Récolter les graines produites sur place
Ch 7 : choisir les essences implantées
Les essences les plus prometteuses chez moi
Les essences que je vais expérimenter
Ch 8 : penser notre relation à l'eau sur le temps long
Lire la circulation de l'eau sur le lieu
Ralentir et infiltrer
Augmenter la capacité de stockage du sol (réserve utile)
Générer de l'eau sans pluie par condensation
Maximiser la biomasse en présence - la vie du sol